Waymo ajoute Gemini à ses robotaxis et relance les trajets sur autoroute
Waymo intègre Gemini dans ses robotaxis Ojai pour piloter l’habitacle à la voix, sans toucher à la conduite. Dans le même temps, la société relance ses trajets sur autoroute à Phoenix après un rappel logiciel.
Waymo a annoncé le 29 juillet l’arrivée de Gemini dans ses robotaxis, avec une interface remaniée pour commander la climatisation, demander un arrêt ou poser des questions sur le quartier traversé. L’assistant de Google reste séparé du système de conduite et n’accède pas aux données de trajectoire en temps réel. La nouveauté vise d’abord les véhicules Ojai, tandis que Waymo relance aussi ses trajets sur autoroute à Phoenix après une suspension liée à des erreurs de détection sur des zones de travaux.
Gemini prend la parole, mais pas le volant
Dans l’habitacle, Gemini sert surtout à simplifier la vie du passager. Waymo dit pouvoir régler la température à la voix, demander au véhicule de s’arrêter sur le bas-côté, obtenir des informations sur le trajet ou sur le quartier, et même expliquer le service aux nouveaux usagers. L’IA répond depuis un bouton à l’écran et fonctionne uniquement si le passager la sollicite.
La limite est nette, et elle compte : Gemini ne pilote rien. Le système de conduite, Waymo Driver, reste à part. Pas d’accès aux données de conduite en temps réel, pas d’influence sur l’itinéraire. L’assistant sert l’expérience de bord, pas la navigation. Le taxi parle donc, mais il garde ses secrets. Et c’est plutôt rassurant.
Pourquoi Waymo réserve la fonction aux Ojai
La fonction n’est disponible que sur Ojai, la nouvelle génération de véhicules de Waymo pensée dès le départ pour le transport de passagers. Ce modèle se distingue par un plancher bas, des portes coulissantes et trois écrans dans l’habitacle. Waymo teste encore l’Ojai dans plusieurs villes et le réserve aux employés ou à des utilisateurs très actifs.
Cette stratégie dit quelque chose de la feuille de route de l’entreprise. Plutôt que de moderniser en urgence tout son parc, Waymo peut concentrer ses nouveautés sur une plateforme conçue pour durer. L’essentiel de la flotte reste composé de Jaguar I-Pace, ce qui laisse ouverte une éventuelle adaptation future [à vérifier].
Un écosystème Google qui se resserre autour du transport
Waymo appartient à Google, et l’intégration de Gemini prolonge une logique déjà visible ailleurs chez le groupe : Maps, Waze, Android Auto, Gemini et Gemini Live composent déjà une chaîne assez complète, de l’itinéraire à la conversation dans l’habitacle. Pour les trajets de nuit, ou pour les passagers qui préfèrent éviter les échanges avec un chauffeur humain, l’idée a une cohérence évidente.
Waymo reste, selon ses propres chiffres repris dans les sources, déployé dans plus d’une dizaine de villes américaines, dont San Francisco, Phoenix, Los Angeles, Austin, Atlanta et Nashville. L’entreprise revendique plus de 500 000 trajets payants par semaine et plus de 20 millions de courses depuis ses débuts. Sur ce marché, le vrai sujet n’est plus seulement de faire rouler la voiture, mais de rendre l’expérience suffisamment fluide pour s’imposer face aux autres services de mobilité autonome.
Points clés
- Gemini arrive sur les robotaxis Waymo le 29 juillet.
- La fonction est limitée aux véhicules Ojai.
- Waymo relance l’autoroute à Phoenix le même jour.
- Un rappel logiciel a porté sur 3 871 Jaguar.
- Waymo revendique plus de 20 millions de courses.
- La reprise s’étend à Miami, Los Angeles et San Francisco.
En chiffres
- 29 juillet — annonce de Gemini et reprise autoroutière, selon Waymo.
- 3 871 véhicules — Jaguar concernées par le rappel logiciel, selon la NHTSA.
- 13 cas — véhicules engagés sur des portions fermées, selon Waymo.
- 500 000 trajets payants par semaine — volume revendiqué par Waymo.
- 20 millions de courses — total revendiqué depuis le lancement.