ChatGPT s’installe dans les onglets Chrome
OpenAI ajoute à ChatGPT des fonctions de contrôle des onglets dans Chrome. L’assistant peut consulter plusieurs pages, remplir des formulaires ou organiser des onglets, avec des garde-fous annoncés.
OpenAI pousse ChatGPT un cran plus loin dans Chrome, avec une fonction capable de lire les onglets ouverts et, en mode Work, d’agir sur le navigateur. L’annonce a été faite le 15 octobre et vise les utilisateurs de Chrome, sans détail à ce stade sur un déploiement par pays ou par offre. L’enjeu est simple : passer d’un assistant qui répond à un assistant qui exécute. Cela change la place de l’outil dans les usages quotidiens, du tri d’informations aux tâches répétitives.
Du lecteur d’onglets au pilote d’actions
Dans Chat, l’assistant peut parcourir les onglets ouverts pour construire une réponse plus utile. Dans Work, il peut envoyer des messages, remplir des formulaires, télécharger des fichiers ou regrouper des onglets qui s’accumulent — un talent de rangement qui fera sourire ceux qui vivent déjà avec douze pages ouvertes “juste pour comparer”. OpenAI cite aussi des cas concrets : compléter un formulaire d’inscription et s’arrêter avant l’envoi, ou encore préparer la fiche d’un nouveau dentiste avant de caler un rendez-vous dans les agendas professionnel et personnel.
La démonstration publiée avec l’annonce va dans le même sens. On y voit ChatGPT comparer trois canapés répartis sur plusieurs onglets, puis retrouver un reçu de cours de yoga dans Gmail avant de le transférer dans un outil de notes de frais. Le message est clair : l’assistant ne se contente plus de résumer le web, il commence à orchestrer des tâches entre plusieurs services.
Un retour dans Chrome après l’épisode Atlas
Cette évolution intervient après la disparition du navigateur maison d’OpenAI, Atlas, lancé le 21 octobre 2025 sur Mac uniquement et arrêté le 9 août dernier. Ses fonctions ont été redistribuées entre l’application de bureau et l’extension Chrome, qui lisait déjà les onglets, les vidéos YouTube et le texte surligné depuis la fin juillet. L’annonce du 15 octobre achève donc le déménagement, à quelques jours du premier anniversaire du navigateur disparu.
Sur le plan produit, OpenAI préfère désormais s’installer là où les utilisateurs sont déjà. C’est plus pragmatique que de tenter de leur faire changer de navigateur, et probablement plus rapide à faire adopter. Gemini, de son côté, occupe déjà le panneau latéral de Chrome et peut naviguer à la place de l’utilisateur via sa navigation automatique. La bataille se déplace donc du navigateur lui-même vers l’assistant qui s’y branche.
Des garde-fous, et un rappel de prudence
OpenAI dit encadrer ces fonctions avec plusieurs protections : autorisation site par site, réglages de liste blanche et de liste noire, et demande explicite avant toute consultation de l’historique de navigation. Depuis l’application de bureau, l’extension pilote aussi Edge, Brave, Opera et Vivaldi. La société promet la fonctionnalité « à tous ceux qui utilisent Chrome », sans détailler les offres concernées ni l’ordre des pays servis.
Le contexte reste sensible. En janvier, deux extensions déguisées en assistants ChatGPT ont siphonné les conversations et l’historique de plus de 900 000 utilisateurs, selon l’article source. Autant dire qu’avant d’installer quoi que ce soit, mieux vaut vérifier l’éditeur et la provenance. L’assistant devient plus pratique, mais aussi plus intrusif si l’on baisse la garde.
Points clés
- Annonce du 15 octobre pour les utilisateurs de Chrome.
- ChatGPT peut lire les onglets ouverts et agir en mode Work.
- Atlas a été lancé le 21 octobre 2025 puis arrêté le 9 août.
- Gemini occupe déjà le panneau latéral de Chrome.
- Plus de 900 000 utilisateurs touchés par de fausses extensions en janvier.
- OpenAI cite Chrome, Edge, Brave, Opera et Vivaldi.
En chiffres
- 15 octobre — date de l’annonce officielle, selon OpenAI.
- 21 octobre 2025 — lancement d’Atlas sur Mac uniquement.
- 9 août — arrêt du navigateur Atlas, selon la source.
- 900 000 utilisateurs — victimes des fausses extensions en janvier.