Gemini 4 Pro montrerait enfin des pages web plus soignées
Des tests précoces suggèrent que Gemini 4 Pro améliore nettement la génération de code front-end chez Google. Le modèle, encore en interne, viserait aussi un contexte de sortie plus large et une meilleure gestion des projets.
Des essais internes et des fuites publiées en septembre 2026 suggèrent que Google teste Gemini 4 Pro, un modèle de la famille Gemini présenté ici comme plus à l’aise pour générer des interfaces web propres. L’enjeu dépasse le simple effet d’annonce : Google tente manifestement de corriger un défaut récurrent de ses modèles, souvent jugés maladroits en design front-end. Si ces résultats se confirment, la concurrence avec ChatGPT, Claude ou les futurs modèles d’Anthropic pourrait bouger vite.
Un saut de qualité sur le code front-end, pas seulement sur les lignes de code
Les premiers retours cités dans les sources pointent surtout la qualité visuelle des pages produites. Un développeur, Bee, a montré sur X une page monographique jugée « so good » après 14 minutes de génération, tandis qu’un autre test relayé par LuminaBench portait sur un SVG de manette Xbox. Dans les deux cas, le résultat semble plus propre que les sorties habituelles attribuées aux anciens modèles Gemini, souvent décrits comme fonctionnels mais peu inspirés côté design.
Cette différence compte, car le code front-end ne se limite pas à faire “marcher” un site. Il faut aussi produire une interface lisible, cohérente et exploitable sans retouches lourdes. Jusqu’ici, Gemini traînait une réputation de générateur de maquettes un peu raides. Là, les tests donnent l’impression d’un modèle qui comprend mieux la mise en page, les proportions et même certains détails d’interface, comme des effets sonores pour simuler le tracé sur papier. Petit bonus de luxe inutile mais très parlant pour les testeurs.
Le nom Gemini 4 Pro circule, mais Google ne l’a pas encore officialisé
La source la plus précise mentionne des checkpoints internes portant le nom de code « argon ». Lentils affirme que Google teste ces versions en interne depuis quelques jours, et que le modèle disposerait d’une limite de sortie de 256k tokens, contre 64k pour des versions Gemini précédentes. Ce chiffre reste à prendre comme une donnée de fuite [à vérifier], mais il indique une ambition claire : traiter des tâches plus longues et plus complexes sans casser le fil.
Les sources évoquent aussi un possible saut de nom. Logan Kilpatrick avait laissé entendre en juillet que l’équipe avançait sur « Gemini 3.5 Pro », mais les résultats récents semblent avoir poussé Google à viser directement Gemini 4 Pro. Là encore, prudence : rien n’est officiel à ce stade. En revanche, le signal est cohérent avec une stratégie classique chez Google, qui alterne itérations discrètes et gros bonds quand la qualité rattrape enfin le marketing.
Projects dans l’app desktop : Google veut aussi garder le contexte
En parallèle, Google travaillerait sur une évolution de l’application desktop Gemini, avec une fonction Projects proche des espaces de travail de ChatGPT ou Claude. L’idée est simple : centraliser des fichiers de référence et des consignes personnalisées pour que chaque nouvelle conversation hérite du même contexte. Pour les usages pro, c’est souvent là que tout se joue, bien plus que dans la démonstration spectaculaire du week-end.
Cette brique peut sembler secondaire, mais elle répond à un vrai problème d’usage. Les assistants conversationnels sont utiles tant qu’on ne leur redonne pas trois fois les mêmes instructions. Avec Projects, Google cherche à réduire cette friction. Le mouvement est stratégique : il ne s’agit plus seulement de produire du code ou du texte, mais de retenir le cadre de travail. C’est moins visible qu’une belle page web, mais beaucoup plus rentable à terme.
Une course qui se joue aussi sur la vitesse d’exécution
Les tests rapportés placent Google dans une phase de rattrapage agressif. Les sources citent aussi Astra, Grok 4.7 et le futur Fable 5.2 d’Anthropic comme points de comparaison possibles, ce qui montre à quel point la bataille des modèles frontières reste ouverte. Gemini 4 Pro n’a pas encore d’annonce publique, ni de date de disponibilité confirmée, mais les premiers signaux suggèrent que Google veut revenir dans la course avec un modèle plus crédible sur les tâches de génération visuelle et de développement.
Le vrai test viendra des comparaisons directes. Si les sorties internes se confirment en dehors des démonstrations les plus flatteuses, Google pourrait enfin lever un vieux reproche fait à Gemini : être compétent, mais rarement élégant. Et dans le code front-end, l’élégance, pour une fois, n’est pas juste une coquetterie.
En chiffres
- 256k tokens — limite de sortie évoquée pour Gemini 4 Pro, selon une fuite interne.
- 64k tokens — limite citée pour des versions Gemini précédentes.
- 14 minutes — temps de génération d’une page monographique montré par Bee sur X.
- 20 minutes — durée mentionnée pour un test SVG relayé par LuminaBench.
- Septembre 2026 — période des premières fuites et démonstrations publiques citées.