OpenAI en 2030 : 220 millions d’abonnés payants, mais toujours pas rentable
OpenAI devrait atteindre 220 millions d’abonnés payants d’ici 2030, avec un usage massif de ChatGPT. Pourtant, la rentabilité ne sera pas au rendez-vous, selon HSBC, qui souligne un besoin colossal en capacité de calcul.
OpenAI, acteur majeur de l’intelligence artificielle, est attendu pour compter 220 millions d’utilisateurs payants de ChatGPT d’ici 2030, selon des sources relayées par The Information en novembre 2025. Malgré cette croissance impressionnante, la société ne devrait pas atteindre la rentabilité, d’après une analyse récente d’HSBC. Cette situation met en lumière les défis financiers et techniques liés à l’expansion rapide des services d’IA.
Une croissance fulgurante portée par ChatGPT
ChatGPT compte actuellement environ 800 millions d’utilisateurs actifs hebdomadaires, dont 35 millions ont souscrit à des offres payantes à 20 ou 200 dollars par mois. Cette base d’abonnés génère un chiffre d’affaires annuel estimé à 20 milliards de dollars pour OpenAI en 2025, selon Reuters. HSBC prévoit que le nombre d’utilisateurs hebdomadaires grimpera à 3 milliards en 2030, avec 10 % d’entre eux, soit 300 millions, devenant des clients payants, un chiffre supérieur aux projections internes d’OpenAI.
Des investissements colossaux et une rentabilité hors de portée
Pour soutenir cette croissance, OpenAI devra investir massivement dans ses infrastructures, avec un besoin estimé à 207 milliards de dollars en capacité de calcul. Malgré ces investissements, la rentabilité ne sera pas atteinte d’ici 2030, selon HSBC. Microsoft, qui détient 27 % d’OpenAI, a déjà engagé 13 milliards de dollars, dont 11,6 milliards versés, et a enregistré une perte de 3,1 milliards de dollars au premier trimestre de l’année fiscale 2026 liée à cette participation. Ces chiffres suggèrent que les pertes trimestrielles totales d’OpenAI pourraient avoisiner 11,5 milliards de dollars.
Un modèle économique encore en quête d’équilibre
La situation financière d’OpenAI illustre les tensions entre l’expansion rapide des utilisateurs et les coûts exponentiels liés à l’IA. Le modèle économique repose sur une conversion croissante d’utilisateurs gratuits en abonnés payants, mais les dépenses en infrastructure et en recherche restent très élevées. Microsoft, en tant que principal investisseur, assume une part importante des pertes, reflétant les risques associés à ce secteur en pleine mutation.